Investissement passif immobilier : guide complet en 2026

Faire fructifier son capital sans y consacrer ses week-ends ni son énergie est devenu un objectif central pour de nombreux épargnants. Face à des rythmes professionnels denses et à une complexification croissante des réglementations, l’idée de générer des revenus ou de valoriser un capital de façon totalement déléguée séduit. C’est le principe fondamental de l’investissement passif.
Dans le secteur de la pierre, cette approche répond à une demande forte : participer à la dynamique immobilière sans endosser les contraintes de la gestion locative directe. Cependant, l’expression de placement passif immobilier est parfois galvaudée. Elle requiert une analyse technique rigoureuse, car “passif” qualifie uniquement l’absence de gestion opérationnelle quotidienne et ne signifie en aucun cas l’absence de risque ou une rentabilité garantie.
Ce guide détaille les mécanismes de la gestion passive, analyse les performances des supports collectifs et explore les briques alternatives accessibles aux investisseurs avertis pour investir dans l’immobilier américain sans gestion locative.
Qu’est-ce qu’un investissement passif et pourquoi le choisir ?
L’investissement passif se définit comme une stratégie patrimoniale dans laquelle l’investisseur minimise ses interventions opérationnelles après avoir déployé son capital. Contrairement à l’investisseur actif, qui cherche à exploiter les fluctuations de court terme ou à gérer directement ses actifs, le profil adepte de la passivité adopte une logique de long terme en déléguant l’exécution à un gestionnaire d’actifs ou un asset manager spécialisé.
Définition et principes de l’investissement passif
L’approche repose sur quatre piliers conceptuels :
- Délégation de la gestion : l’investisseur confie la sélection, l’entretien, l’encaissement et l’ingénierie juridique à des professionnels tiers.
- Diversification intégrée : les véhicules passifs (fonds, structures collectives) mutualisent généralement le capital sur plusieurs dizaines ou centaines d’actifs sous-jacents, réduisant le risque de défaillance unique.
- Maîtrise des frais opérationnels : en rationalisant les intermédiaires ou en choisissant des structures à l’architecture optimisée, la stratégie cherche à limiter l’érosion de la performance.
- Vision à long terme : le concept privilégie le *time-in-market* (rester exposé au marché de façon continue) plutôt que le *market timing* (tenter d’acheter au plus bas et de revendre au plus haut), une discipline souvent contre-productive pour l’épargnant individuel.
Il est primordial d’insister sur un principe de conformité rappelé par l’AMF : un investissement passif n’est pas synonyme de sécurité absolue. Les risques de fluctuation des marchés, de baisse des rendements et de perte en capital demeurent entiers selon la nature des sous-jacents choisis.
Investissement passif et revenus passifs : deux notions liées mais distinctes
Ces deux expressions ne doivent pas être confondues. L’investissement passif désigne la méthode de gestion (le fait de déléguer l’effort de suivi à un tiers). Les revenus passifs qualifient le flux financier généré (les dividendes ou intérêts perçus sans effort de travail direct).
Certains investissements passifs ne distribuent aucun revenu régulier mais visent la capitalisation ou la plus-value à la sortie, tandis que d’autres sont spécifiquement configurés pour distribuer des rentes trimestrielles.
À retenir. L’investissement passif se caractérise par la délégation des contraintes de gestion à des tiers qualifiés. Cette stratégie vise à optimiser le temps de l’investisseur, mais elle exige une sélection rigoureuse des supports en amont car la passivité n’élimine pas les risques financiers.
Investissement passif vs investissement actif : différences clés

Le choix entre une approche passive et une démarche active détermine l’organisation globale du patrimoine et le temps que l’épargnant devra y consacrer.
| Critère | Investissement passif (gestion déléguée) | Investissement actif (gestion personnelle) |
|---|---|---|
| Implication en temps | Nulle après la mise en place initiale | Élevée et continue (suivi, réunions, arbitrages) |
| Sélection des actifs | Réalisée par un asset manager professionnel | Effectuée en direct par l’investisseur (stock-picking) |
| Diversification | Native et automatisée au sein du véhicule | À construire ligne par ligne par l’investisseur |
| Structure des frais | Frais de gestion récurrents intégrés au fonds | Frais de transaction et coûts opérationnels directs |
| Horizon temporel | Structurellement orienté vers le long terme | Variable, incluant des arbitrages de court terme |
| Profil cible | Profession libérale, cadre pressé, lazy investor | Investisseur patrimonial disposant de temps libre |
Pour quel profil l’investissement passif est-il adapté ?
La gestion passive répond aux attentes des personnes qui considèrent leur temps comme une ressource rare et coûteuse. Les cadres supérieurs, les dirigeants d’entreprise et les professions libérales choisissent cette voie pour faire fructifier leurs excédents de trésorerie sans ajouter de charge mentale à leur quotidien.
C’est également une solution adaptée pour les investisseurs déjà fortement exposés à l’immobilier physique direct et qui souhaitent rééquilibrer leur portefeuille vers des actifs sans contraintes de syndic, de travaux ou de relations avec des locataires.
À retenir. L’arbitrage entre actif et passif repose sur le ratio temps/implication. L’investisseur passif accepte de rémunérer un gestionnaire professionnel par le biais de frais de gestion pour s’affranchir de toute contrainte opérationnelle.
Panorama des principaux investissements passifs au-delà de l’immobilier
Avant de focaliser sur la brique immobilière, il convient de situer l’immobilier au sein du panorama global des solutions passives accessibles en 2026.
ETF et OPCVM : la voie financière passive
La gestion passive financière s’appuie massivement sur les ETF (Exchange Traded Funds, ou fonds indiciels), popularisés par des émetteurs comme Vanguard ou BlackRock. Ces supports répliquent fidèlement la performance d’indices majeurs comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World.
Leur liquidité est quotidienne et leurs frais de gestion sont structurellement plus bas que ceux des OPCVM traditionnels à gestion active. Les capitaux des ménages s’orientent massivement vers ces solutions : la Banque de France a chiffré les flux nets des principaux placements financiers des ménages à 128,4 Md€ au cours de l’exercice 2025, un niveau proche des 129,3 Md€ de 2024.
Gestion pilotée : assurance vie, PEA, PER
Pour les épargnants qui ne souhaitent pas composer eux-mêmes leur panier d’ETF ou de SICAV, les contrats d’assurance vie, les PEA et les PER proposent des options de gestion pilotée ou de gestion sous mandat. L’investisseur définit son profil de risque (prudent, équilibré, dynamique) et laisse la société de gestion arbitrer les lignes en fonction des cycles économiques. Les livrets réglementés (livret A, LDDS) et les fonds en euros des assureurs complètent ce socle traditionnel en offrant une liquidité maximale.
Private equity, hedge funds, matières premières
Le private equity (capital-investissement), les hedge funds, l’or ou les matières premières représentent des investissements alternatifs pertinents pour diversifier le portefeuille. Ils ont pour point commun d’être passifs sur la gestion opérationnelle (l’investisseur n’intervient pas dans les sociétés ou les actifs sous-jacents), mais ils s’avèrent exigeants sur la décision d’entrée. Réservés aux investisseurs avertis, ils imposent des tickets d’entrée élevés, une forte illiquidité et une volatilité parfois prononcée, à analyser attentivement avant toute souscription.
À retenir. Le paysage financier offre de nombreuses enveloppes de gestion passive. Si les ETF et la gestion pilotée s’imposent comme le moteur financier du patrimoine, ils gagnent à être complétés par des actifs tangibles pour optimiser la décorrélation globale du portefeuille.
Focus sur l’investissement passif immobilier
L’investissement passif immobilier consiste à capter les flux financiers ou les perspectives de revalorisation de la pierre sans subir les lourdeurs de la gestion locative traditionnelle : recherche de locataires, état des lieux, relances d’impayés, suivi des sinistres, mise aux normes énergétiques.
Selon l’INSEE Focus n°354 publié en mai 2025, 61,2% des ménages détiennent du patrimoine immobilier en France, mais cette détention reste majoritairement active ou concentrée sur la résidence principale. La quête d’immobilier “sans gestion” devient massive parmi les investisseurs déjà exposés à la pierre.
Pourquoi l’immobilier physique direct n’est pas un investissement passif
Beaucoup d’épargnants qualifient à tort l’investissement locatif classique en direct de source de revenus passifs. En réalité, un propriétaire bailleur en direct exerce une activité quasi entrepreneuriale. Même s’il mandate une agence immobilière pour la gestion courante, il conserve la responsabilité des arbitrages lourds, assume les risques de vacance, finance les ravalements de façade et subit les évolutions fiscales locales. L’immobilier en direct reste une classe d’actifs exigeante en temps et en compétences juridiques.
Les 4 voies pour investir dans l’immobilier sans gérer
Pour pratiquer l’immobilier passif clé en main, quatre grandes structures se partagent le marché :
- La pierre papier (SCPI, OPCI) : des parts de fonds non cotés qui distribuent des dividendes issus d’un parc immobilier diversifié.
- Les foncières cotées (REIT, SIIC) : des actions de sociétés immobilières négociables en bourse, offrant liquidité mais subissant la volatilité des marchés financiers.
- Le crowdfunding immobilier : le financement participatif de projets de promotion ou de réhabilitation à court ou moyen terme.
- Le foncier international de développement : l’acquisition de parcelles de terrain en direct via des structures dédiées pour viser un gain en capital à la revente.
À retenir. Pour le lazy investor immobilier, la transition vers la passivité implique de substituer la détention de briques physiques par la détention de parts juridiques ou de titres de propriété gérés par des professionnels spécialisés.
SCPI, OPCI, REIT : la pierre papier comme socle passif
La pierre papier constitue le support le plus historique et le plus documenté de l’immobilier délégué en France. Elle regroupe des véhicules collectifs qui font l’objet d’un encadrement strict par l’AMF.
SCPI : ticket d’entrée, rendement, fiscalité, liquidité
La Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) est le placement passif immobilier par excellence. L’épargnant achète des parts, et la société de gestion déploie les capitaux sur de l’immobilier tertiaire ou résidentiel.
Selon les données consolidées par l’ASPIM (communiqué du 10 février 2026 sur les fonds immobiliers grand public au 4ème trimestre 2025), la moyenne du marché des SCPI s’est établie à 4,91% au titre de l’exercice 2025. L’analyse par catégorie met en évidence des rendements variables selon la spécialisation des fonds :
- SCPI résidentielles : 4,2%
- SCPI de bureaux : 4,6%
- SCPI de commerce : 4,9%
- SCPI d’hôtellerie et tourisme : 5,1%
- SCPI de logistique : 5,6%
- SCPI diversifiées : 6,0%
Ces rendements correspondent à des moyennes de marché passées observées en 2025. Ils ne préjugent pas des performances futures et ne constituent pas des indicateurs constants pour l’avenir.
Les forces de la SCPI résident dans l’accessibilité du ticket d’entrée (souvent dès quelques centaines d’euros) et la mutualisation des risques locatifs. Ses limites concernent l’illiquidité structurelle des parts (horizon de placement recommandé de 8 à 10 ans), la présence de frais de souscription significatifs et la fiscalité des revenus fonciers français, qui s’avère lourde pour les tranches marginales d’imposition élevées.
OPCI et SIIC / REIT : variantes plus diversifiées ou plus liquides
Les Organismes de Placement Collectif en Immobilier (OPCI) introduisent une poche de liquidité financière (actions, obligations, monétaire) à côté de l’immobilier physique, facilitant la revente des parts mais réduisant la pureté de l’exposition immobilière.
Les REIT (Real Estate Investment Trusts) américains et les SIIC (Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées) françaises sont des foncières négociables en bourse. Ils offrent une liquidité quotidienne et des coûts de transaction réduits, mais ils imposent une forte volatilité boursière. Le prix du titre s’écarte fréquemment de la valeur d’expertise des immeubles en fonction de la politique monétaire des banques centrales (BCE ou Federal Reserve). Les REIT américains peuvent par ailleurs reposer sur des baux spécifiques, comme les Triple Net Leases, dans lesquels une partie importante des charges, taxes et coûts d’exploitation est supportée par le locataire. Ce type de structure peut améliorer la lisibilité des flux, mais ne supprime ni le risque locatif ni le risque de valorisation boursière.
Crowdfunding immobilier : rendement attractif, risque élevé
Le crowdfunding immobilier permet de prêter des fonds à un promoteur ou un marchand de biens via des obligations de court terme (24 à 48 mois). Les rendements cibles historiques s’avèrent attractifs, se situant généralement entre 7% et 12% par an.
Cependant, la contrepartie de cette performance est un risque de défaut de l’opérateur particulièrement élevé en période de tension sur le crédit et la construction. Les capitaux sont totalement bloqués pendant la durée du projet, et l’investisseur subit un risque de perte en capital en cas de défaillance du chantier.
À retenir. La pierre papier offre un spectre complet entre la stabilité illiquide de la SCPI et la liquidité volatile des REIT. Le choix d’un support doit intégrer la sensibilité personnelle de l’investisseur à la fluctuation des valeurs de part.
Au-delà de la pierre papier : foncier international et club deals
Pour les investisseurs qui possèdent déjà une base de pierre papier ou qui cherchent à diversifier hors de la zone euro, l’allocation peut s’orienter vers des placements alternatifs immobiliers internationaux. Cette logique de diversification géographique est détaillée dans notre guide diversification patrimoine international. Nous nous concentrons ici sur l’angle “délégation de gestion” propre à l’investissement passif.
Foncier US et acquisition directe via LLC : passif sur la gestion, actif sur la décision
C’est sur ce segment que se déploie l’approche Landquire. L’offre n’est pas une SCPI, n’est pas un FIA (Fonds d’Investissement Alternatif) et n’est pas commercialisée comme un produit de placement collectif grand public régulé. Il s’agit d’une démarche d’acquisition directe de parcelles de terrains nus aux États-Unis, structurée via une structure juridique LLC américaine dédiée à chaque projet.
La stratégie se concentre sur le land entitlement, c’est-à-dire l’acquisition de parcelles brutes à fort potentiel, la revalorisation de leur statut administratif et urbanistique, puis leur revente à des constructeurs résidentiels ou commerciaux locaux, notamment sur les marchés dynamiques de la Sun Belt comme le foncier au Texas et en Floride.
Une distinction réglementaire et opérationnelle majeure. Ce modèle est totalement passif sur la gestion locative : le terrain nu ne comporte aucun bâtiment à entretenir, aucun locataire à relancer, aucune charge de copropriété. Mais il exige une démarche active sur la décision d’entrée. Contrairement à un souscripteur de SCPI qui investit dans un fonds global géré par une société de portefeuille, l’investisseur Landquire choisit ses projets un par un, après analyse des caractéristiques spécifiques de chaque parcelle. Ce modèle s’adresse donc exclusivement à des investisseurs avertis.
| Critère | Foncier US via LLC avec Landquire |
|---|---|
| Nature | Acquisition directe de terrains via LLC américaine |
| Sous-jacent | Foncier, land entitlement, Texas, Floride, Sun Belt |
| Gestion | Déléguée à Landquire, sans gestion locative |
| Décision d’entrée | Active, projet par projet |
| Horizon cible | 24 à 36 mois |
| Revenus | Pas de loyers, objectif de plus-value potentielle à la sortie |
| Liquidité | Faible pendant la durée de l’opération |
| Risques | Perte en capital, change, exécution, marché local, sortie |
| Public | Investisseurs avertis |
L’horizon d’investissement cible s’inscrit sur un cycle court de 24 à 36 mois, visant la réalisation d’une plus-value à la liquidation de la structure, ce qui le différencie des horizons longs de la pierre papier classique. L’opérateur documente son historique d’activité via les projets fonciers clôturés et la vidéo de track record agrégé. Pour approfondir l’angle comparatif avec la SCPI dédiée au marché américain, voir notre analyse SCPI USA vs foncier direct.
Les chiffres présentés dans cette synthèse institutionnelle correspondent à une performance passée observée sur les opérations clôturées. Ils ne constituent pas une garantie de capital pour l’avenir, ne préjugent pas des performances futures et ne doivent pas être extrapolés à une opération donnée. Ce type d’investissement foncier en direct implique un risque de perte en capital, une illiquidité des fonds pendant la durée de l’opération, et reste exclusivement réservé à des investisseurs avertis.
Tableau synthétique des 4 voies passives immobilières
| Caractéristique | SCPI de rendement | OPCI / REIT cotés | Crowdfunding immobilier | Foncier direct via LLC (Landquire) |
|---|---|---|---|---|
| Ticket d’entrée | Très accessible (~200 €) | Très accessible (prix d’une action) | Accessible (~1 000 €) | Élevé (investisseurs avertis) |
| Gestion locative | Entièrement déléguée | Entièrement déléguée | Aucune gestion locative | Aucune gestion locative |
| Liquidité | Limitée, dépend du marché | Excellente (bourse quotidienne) | Nulle pendant le projet | Nulle pendant la durée de la LLC |
| Horizon conseillé | Long terme (8 à 10 ans) | Flexible, volatilité à surveiller | Court / moyen (24 à 48 mois) | Cycle court (24 à 36 mois cible) |
| Nature des flux | Dividendes trimestriels | Dividendes et cours de bourse | Remboursement capital + intérêts | Plus-value potentielle à la revente |
| Risque principal | Vacance, baisse valeur part | Volatilité boursière, taux | Défaut du promoteur, retard | Risque d’exécution administrative |
| Décision d’entrée | Passive (fonds collectif) | Passive (titre coté) | Active (projet par projet) | Active (projet par projet) |
| Fiscalité | Revenus fonciers français | Flat tax ou fiscalité actions | PFU 31,4% | Fiscalité internationale |
À retenir. Toutes les voies passives immobilières délèguent la gestion locative, mais elles ne se valent pas sur la décision d’entrée. La pierre papier mutualise et standardise. Le crowdfunding et le foncier direct exigent une analyse projet par projet. La passivité n’est jamais totale.
Quelle place pour l’investissement passif immobilier dans votre allocation patrimoniale ?
Les solutions immobilières déléguées doivent respecter la hiérarchie des risques matérialisée par la pyramide patrimoniale. La pierre papier (SCPI, REIT) se positionne à l’étage 3 comme moteur de distribution à long terme. Le foncier international et les club deals se placent à l’étage 4 comme diversification avancée.
Le consensus des conseillers en gestion de patrimoine recommande de ne pas dépasser environ 10 à 15% du patrimoine global sur les actifs atypiques (foncier international, crowdfunding, private equity). Le détail des allocations types par profil et la méthodologie complète sont développés dans notre guide diversification patrimoniale.
Pour l’investissement passif immobilier strictement, retenir trois repères :
- Un actif jeune (30 à 40 ans) peut consacrer 20 à 30% de son patrimoine à l’immobilier passif, mixant SCPI et briques internationales.
- Un cadre en phase de structuration (45 à 55 ans) équilibre généralement autour de 25%, en intégrant la diversification géographique.
- Un préretraité (60 ans et plus) se concentre sur la pierre papier de distribution, avec une exposition réduite aux actifs alternatifs à cycle court.
À retenir. L’immobilier passif est une brique d’allocation, pas une stratégie patrimoniale en soi. Sa pondération dépend de l’âge, de l’horizon et du profil de risque, comme toute autre classe d’actifs.
Erreurs courantes dans l’investissement passif immobilier
Confondre absence de gestion et absence de risque. C’est l’erreur de conformité majeure. Déléguer l’exploitation immobilière à un tiers (SCPI ou opérateur foncier) n’efface jamais le risque économique sous-jacent. Le capital n’est pas garanti.
Chasser le rendement nominal sans analyser le risque de défaut. S’orienter vers des projets de crowdfunding affichant des taux de 12% sans vérifier la solidité financière du promoteur ou la pré-commercialisation du programme expose l’investisseur à une perte en capital sèche.
Ignorer les clauses d’illiquidité. S’engager dans des SCPI de rendement ou des structures LLC foncières avec des capitaux dont on pourrait avoir besoin sous 12 ou 24 mois est une faute de gestion. L’immobilier passif exige d’accepter le blocage contractuel ou pratique des fonds.
L’illusion de la diversification par le nombre de lignes. Détenir quatre SCPI gérées par la même société de gestion et investies exclusivement dans des bureaux parisiens ne constitue pas une diversification réelle. C’est une concentration sectorielle et géographique.
Subir le biais domestique et la fiscalité des revenus fonciers. Concentrer l’intégralité de son immobilier passif en France expose l’épargnant au barème progressif de l’impôt sur le revenu additionné des 17,2% de prélèvements sociaux, ce qui ampute lourdement la performance nette.
Confondre passif sur la gestion et passif sur la décision. Toute solution présentée comme passive demande une analyse rigoureuse à l’entrée. Même un investissement délégué impose un suivi annuel minimal et une vérification des évolutions de marché.
À retenir. Un investisseur passif intelligent délègue la gestion opérationnelle mais conserve son esprit critique et son discernement lors de la phase d’analyse initiale. La checklist d’entrée doit valider les frais, la liquidité, la solidité de l’opérateur et la cohérence avec l’allocation globale.
C’est quoi un investissement passif ?
C’est une stratégie de placement dans laquelle l’investisseur délègue l’intégralité de l’exécution, de l’entretien et du suivi quotidien de l’actif à une société de gestion ou un opérateur spécialisé. L’objectif est de générer des revenus ou de valoriser un capital sans y consacrer de temps de travail direct.
Quel est le meilleur investissement passif en 2026 ?
Il n’existe pas de placement idéal universel. Le meilleur support dépend des objectifs personnels : les ETF mondiaux s’imposent comme le moteur financier de capitalisation, les SCPI diversifiées représentent le pivot de la distribution de loyers à long terme, et le foncier en direct via LLC répond aux objectifs de valorisation patrimoniale à court ou moyen terme pour les profils avertis.
Comment générer 500 euros par mois en revenus passifs ?
En se basant sur un taux de distribution moyen de 5% net de frais de gestion, il convient de mobiliser un capital d’environ 120 000 euros investi sur des supports de rendement réguliers (parts de SCPI de rendement, portefeuille d’actions à dividendes). Le montant exact dépendra de la fiscalité personnelle applicable aux gains.
Quels sont les 4 types d’investissement passif immobilier ?
Les quatre grandes catégories de l’immobilier délégué sont les SCPI de rendement (pierre papier non cotée), les REIT et SIIC (foncières cotées en bourse), le crowdfunding immobilier (prêt obligataire à court terme) et le foncier international de développement (acquisition de parcelles via des structures LLC dédiées).
L’investissement passif est-il sans risque ?
Non, le risque zéro n’existe pas en matière d’investissement. L’expression “passif” qualifie uniquement la méthode de gestion opérationnelle. Le capital reste exposé aux fluctuations de valeur des sous-jacents, à la vacance locative, au risque de change pour l’international et au risque de perte en capital.
Vaut-il mieux investir en SCPI ou en crowdfunding immobilier ?
Ces deux supports répondent à des logiques différentes. La SCPI vise la perception de revenus réguliers sur un horizon long (8 à 10 ans) avec un risque modéré et mutualisé. Le crowdfunding immobilier cherche la capitalisation rapide sur 24 à 36 mois avec un rendement supérieur, mais avec un risque de défaut de l’opérateur nettement plus élevé.
Comment investir dans l’immobilier sans le gérer ?
Il convient de s’orienter vers des véhicules juridiques dédiés. L’épargnant acquiert des parts ou des actions d’une structure qui possède et pilote le parc immobilier à sa place. C’est le principe de la pierre papier ou des club deals patrimoniaux privés.
Quelle différence entre investissement passif et revenus passifs ?
L’investissement passif qualifie le contenant et la méthode de gestion (délégation totale à un asset manager). Les revenus passifs qualifient la nature du flux de trésorerie généré (les dividendes ou intérêts perçus périodiquement sans intervention de l’investisseur).
Peut-on diversifier l’investissement passif immobilier à l’international ?
Oui. C’est une recommandation courante pour atténuer le risque systémique lié à un seul pays. L’investisseur peut choisir des SCPI européennes, acquérir des REIT cotés à Wall Street, ou participer à des opérations de valorisation foncière en direct aux États-Unis via des structures LLC.
Quel ticket d’entrée minimum pour l’investissement passif immobilier ?
La pierre papier (SCPI) et les foncières cotées (REIT) sont accessibles dès quelques centaines d’euros. Le crowdfunding immobilier commence généralement aux alentours de 1 000 euros. Les club deals et l’acquisition foncière en direct via LLC ciblent en revanche des montants plus significatifs, adaptés aux investisseurs avertis.
Auteur : Thibaut Guéant, co-fondateur de Landquire. Agent immobilier licencié dans l’État de la Floride, plus de 12 ans d’expertise opérationnelle sur le marché américain. Coordinateur de près de 73 millions de dollars d’actifs immobiliers et fonciers. Distingué par le magazine Challenges en 2024.
Dernière révision : 23 juin 2026.
Pour toute analyse complémentaire concernant l’organisation des équipes, voir la page équipe Landquire. Pour approfondir la dimension méthodologique de l’allocation, voir notre guide de diversification patrimoniale.
Vous cherchez une brique de diversification passive immobilière au-delà des SCPI ?
Landquire est une société française qui accompagne les investisseurs francophones dans l’acquisition et la valorisation de terrains aux États-Unis (Texas, Floride), sur un cycle court de 24 à 36 mois, sans gestion locative.
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