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Club deal immobilier : définition, fonctionnement, fiscalité et risques

Club deal immobilier : investir à plusieurs dans des opportunités exclusives

Longtemps réservé aux family offices et aux institutionnels, le club deal immobilier s’est imposé comme la voie d’accès des patrimoines privés aux opérations immobilières d’envergure : immeubles entiers, hôtels, murs de commerces, opérations de restructuration. Le principe tient en une phrase : un cercle restreint d’investisseurs met ses capitaux en commun pour financer une opération précise, identifiée à l’avance, aux côtés d’un opérateur qui pilote le projet.

Ce guide détaille ce qu’est un club deal immobilier, comment il se structure juridiquement, ce qu’il coûte, comment il est imposé, ce qu’il peut rapporter et ce qu’il risque, puis ce qui le distingue d’une SCPI. La dernière section montre comment cette logique de co-investissement s’applique au foncier américain, qui est précisément le modèle sur lequel Landquire opère.

Qu’est-ce qu’un club deal immobilier ?

Un club deal immobilier est la mise en commun des capitaux d’un cercle restreint d’investisseurs, le plus souvent entre 10 et 40, pour financer une opération immobilière précise. Contrairement à un fonds diversifié où l’épargnant délègue tout, chaque participant sait exactement dans quel actif il investit : l’immeuble est identifié avant la levée de fonds, la stratégie est définie, l’horizon est fixé.

Cette mutualisation ouvre l’accès à des actifs habituellement réservés aux professionnels : immeubles de bureaux ou résidentiels entiers, hôtels, murs de commerces, actifs de santé ou de logistique, opérations de restructuration lourde. La plupart de ces opérations se négocient d’ailleurs hors marché (off-market), entre professionnels, loin des annonces publiques.

Dans l’esprit, le club deal rapproche l’investisseur privé d’une stratégie de marchand de biens ou de private equity immobilier : il ne s’agit pas d’acheter un rendement locatif existant, mais de financer une création de valeur sur un actif unique, avec un objectif de sortie. C’est ce positionnement, entre l’investissement en nom propre et le fonds collectif, qui fait la spécificité de l’investissement groupé.

À retenir. Un club deal immobilier réunit un petit groupe d’investisseurs (souvent 10 à 40) autour d’un actif unique et identifié, piloté par un opérateur. L’investisseur sait ce qu’il finance, pourquoi, sur quel horizon et avec quelle stratégie : c’est la grande différence avec les fonds immobiliers diversifiés.

Comment fonctionne un club deal immobilier ?

Le déroulement d’un club deal suit un cycle bien établi, du sourcing de l’actif jusqu’à la sortie.

Schéma simplifié : le montage d’un club deal immobilier

  1. Un opérateur (le sponsor) identifie un actif et construit le projet : prix d’acquisition, stratégie de création de valeur, budget, horizon de sortie.
  2. Les investisseurs souscrivent au capital ou à la dette d’un véhicule dédié créé pour l’opération.
  3. Le véhicule acquiert l’actif et l’opérateur exécute la stratégie : rénovation, restructuration, changement d’usage, optimisation locative.
  4. Les revenus éventuels sont distribués en cours de vie ou capitalisés, selon le modèle retenu.
  5. À la sortie (revente de l’actif), le capital et la plus-value éventuelle sont répartis entre les participants.

Selon l’objectif, on distingue les clubs deals de distribution (orientés revenus réguliers), de capitalisation (orientés plus-value à la revente), fiscaux (orientés avantages fiscaux via déficit foncier ou dispositifs spécifiques) et d’exploitation (hôtels, actifs de santé, commerces exploités). Les stratégies s’échelonnent aussi par niveau de risque, du core (actif stabilisé, baux longs) au value-add (rénovation, création de valeur) et à l’opportuniste (actifs sous-exploités, potentiel élevé, risque maximal).

La structure juridique et le rôle de l’opérateur

Le montage repose sur une structure juridique dédiée à l’opération, le plus souvent une SAS ou une SCI, parfois un véhicule régulé pour les opérations institutionnelles. Le choix n’est pas neutre : la SAS limite la responsabilité des actionnaires à leurs apports, quand les associés d’une SCI répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leurs parts. En souscrivant, l’investisseur devient associé ou actionnaire de cette société : il perçoit les revenus distribués et vote les décisions importantes en assemblée. Certains montages passent par des obligations émises par le véhicule : l’investisseur est alors créancier, avec un coupon contractuel, prioritaire sur les actionnaires en cas de difficulté mais sans participation à la plus-value.

Les relations entre co-investisseurs sont régies par un pacte d’associés : stratégie, gouvernance, modalités de cession des parts, conditions de sortie, résolution des désaccords. Sa qualité conditionne le bon fonctionnement du club, en particulier dans les montages où les investisseurs participent aux décisions. L’opérateur, lui, pilote l’opération au quotidien et se rémunère par des frais (structuration, gestion) et souvent une commission de surperformance qui aligne ses intérêts sur ceux des investisseurs.

Club deal et réglementation des FIA : la frontière AMF

Tous les clubs deals ne relèvent pas de la même réglementation. Un cercle privé d’investisseurs qui se connaissent et co-investissent dans une société qu’ils contrôlent reste en dehors de la gestion collective. En revanche, dès qu’une structure lève des capitaux auprès d’un certain nombre d’investisseurs pour les investir selon une politique définie, dans l’intérêt de ces investisseurs, elle peut être qualifiée de FIA (fonds d’investissement alternatif) au sens de la réglementation européenne : la gestion doit alors être assurée ou déléguée à une société de gestion agréée par l’AMF, avec les obligations qui en découlent.

Cette frontière n’est pas un détail : elle détermine le niveau d’encadrement, d’information et de protection dont bénéficie l’investisseur. La qualification ne dépend d’ailleurs ni du nom commercial du montage ni du seul nombre de participants, mais des critères de fond posés par la réglementation. Et la doctrine évolue : en juin 2026, l’AMF a précisé le régime des gestionnaires de certains “Autres FIA”, qui peuvent relever d’un simple enregistrement plutôt que d’un agrément complet lorsque les encours restent sous les seuils réglementaires (100 à 500 millions d’euros selon le levier) et que les investisseurs sont exclusivement professionnels.

Avant de souscrire, il est donc légitime de demander à l’opérateur comment son montage se situe par rapport à la qualification de FIA, et quelle entité en assume la responsabilité réglementaire. Un cadre plus léger offre plus de souplesse, mais moins de garde-fous qu’une SCPI ou un OPCI régulés.

À retenir. Un club deal fonctionne autour d’un véhicule dédié (SAS ou SCI le plus souvent), d’un opérateur qui pilote et d’un pacte d’associés qui organise la vie du projet. Selon sa taille et son mode de commercialisation, le montage peut relever de la réglementation des FIA et exiger une société de gestion agréée AMF : un point à clarifier avant toute souscription.

Quel montant pour investir en club deal immobilier ?

Historiquement, le ticket d’entrée d’un club deal se chiffre en dizaines, voire en centaines de milliers d’euros. Un seuil de 100 000 euros est courant chez les opérateurs patrimoniaux, et certaines opérations institutionnelles démarrent bien au-delà. Cette barrière s’explique : un cercle de 10 à 40 investisseurs qui finance un immeuble entier suppose des apports individuels significatifs.

Ce niveau d’engagement dessine la cible naturelle du club deal : investisseurs avertis, chefs d’entreprise, professions libérales, family offices, habitués du private equity immobilier. Des plateformes récentes démocratisent toutefois l’accès avec des tickets de quelques milliers d’euros, parfois dès 1 000 euros, en agrégeant un plus grand nombre de souscripteurs sur chaque opération. Le format y perd une partie de son caractère “club” (cercle restreint, poids réel dans la gouvernance), mais y gagne en accessibilité.

Quel que soit le ticket, une règle demeure : le capital est engagé pour toute la durée de l’opération, généralement 3 à 7 ans pour un club deal classique. La somme investie doit donc être durablement immobilisable sans fragiliser le reste du patrimoine.

À retenir. Comptez traditionnellement plusieurs dizaines à centaines de milliers d’euros pour un club deal patrimonial (100 000 euros est un seuil courant), et quelques milliers d’euros sur les plateformes qui démocratisent le format. Dans tous les cas, le capital reste immobilisé jusqu’à la sortie de l’opération.

Fiscalité du club deal immobilier

La fiscalité d’un club deal dépend entièrement de la structure juridique retenue et de la nature des revenus servis. Les règles ci-dessous s’appliquent à date et méritent systématiquement une validation par un professionnel.

Selon la structure du véhicule. Dans une SCI à l’IR (translucide fiscalement), les revenus locatifs remontent dans la déclaration de chaque associé comme revenus fonciers : imposition à la tranche marginale (TMI), plus 17,2% de prélèvements sociaux (les revenus fonciers ne sont pas concernés par la hausse de CSG de 2026). Dans une SAS ou une SCI à l’IS, la société paie d’abord l’impôt sur les sociétés (15% jusqu’à 42 500 euros de bénéfice, 25% au-delà), puis les dividendes distribués subissent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4% (12,8% d’impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux, taux en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Les coupons des montages obligataires relèvent aussi du PFU.

Les enveloppes. Dans de rares montages, les actions du véhicule peuvent être logées dans un PEA ou un PEA-PME : il faut que la société soit une SAS ou une SARL (jamais une SCI) et que le plafond de versements cumulé des deux plans (225 000 euros) ne soit pas dépassé. Après cinq ans, les gains sont alors exonérés d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux (18,6% à date) restant dus. Les souscriptions en obligations ne sont, par nature, pas éligibles au PEA. Et l’éligibilité ne se présume jamais : elle se vérifie titre par titre, et l’établissement teneur du plan doit accepter de référencer des titres non cotés.

L’IFI. Les parts d’un club deal entrent en principe dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière lorsque le véhicule détient des actifs immobiliers en direct, au prorata de la valeur imposable. Les contribuables concernés doivent l’anticiper dans leur déclaration.

Club deal et apport-cession (150-0 B ter)

Le club deal croise souvent la route des chefs d’entreprise en situation d’apport-cession. Le mécanisme de l’article 150-0 B ter du CGI permet, sous conditions, de reporter l’imposition de la plus-value lorsqu’un dirigeant apporte les titres de sa société à une holding avant cession ; lorsque la holding cède les titres dans les trois ans de l’apport, le report n’est maintenu que si elle réemploie une fraction minimale du produit de cession dans une activité économique éligible. La loi de finances pour 2026 a durci le dispositif pour les cessions réalisées depuis le 21 février 2026 : quota de réemploi porté de 60% à 70%, délai de remploi porté de deux à trois ans, et conservation des actifs réinvestis allongée à cinq ans.

La même réforme a surtout élargi l’exclusion des activités immobilières du champ du réemploi éligible, y compris pour des activités de type marchand de biens ou construction-vente qui pouvaient auparavant prêter à discussion. Un club deal immobilier ne doit donc plus être présumé éligible au quota de réemploi : la frontière est technique, les enjeux fiscaux considérables, et l’éligibilité d’un montage précis au 150-0 B ter doit impérativement être validée par un avocat fiscaliste avant toute décision. La fraction du produit de cession non soumise à l’obligation de remploi (30%) reste, elle, librement investissable. Pour la dimension internationale, notre dossier fiscalité internationale de l’investissement pose le cadre général.

À retenir. La fiscalité du club deal suit sa structure : revenus fonciers (TMI + 17,2%) en SCI à l’IR, IS puis PFU de 31,4% en société à l’IS, PEA-PME possible dans de rares montages en SAS. L’IFI peut s’appliquer, et le réemploi 150-0 B ter (quota porté à 70% en 2026) exige une validation par un fiscaliste au cas par cas.

Rendement, risques et comment choisir un club deal fiable

Le rendement. Les opérations de club deal affichent le plus souvent des TRI cibles de l’ordre de 8 à 12% par an, selon le type d’actif, la stratégie (core, value-add, opportuniste) et le levier utilisé. Les clubs deals de distribution orientés rente visent plutôt 5 à 7% bruts annuels ; les opérations de capitalisation misent sur la plus-value à la revente. Ces chiffres sont des cibles, pas des promesses : ils reposent sur des hypothèses de travaux, de commercialisation et de marché qui peuvent ne pas se réaliser. Le TRI est en outre très sensible au calendrier : une opération qui dégage la plus-value prévue mais sort deux ans plus tard qu’annoncé affiche un TRI nettement inférieur à sa cible. Les performances passées d’un opérateur ne préjugent pas des performances futures.

Le rendement s’apprécie toujours net de frais. La structure de coûts typique d’un club deal comprend des frais d’acquisition (souvent 2 à 5% du montant investi), des frais de gestion annuels (1 à 2%) et, fréquemment, une commission de surperformance prélevée par l’opérateur au-delà d’un seuil de rendement convenu. Cette dernière aligne les intérêts, à condition que le seuil soit réaliste. Avant de comparer deux opérations, vérifier systématiquement ce que recouvre le chiffre annoncé : brut ou net de frais, avant ou après commission de surperformance, avec ou sans effet du levier bancaire.

Les risques. Ils sont le miroir du rendement recherché :

  • Perte en capital : partielle ou totale si l’opération échoue (travaux, commercialisation, retournement du marché local). Le capital n’est jamais couvert par un mécanisme de place.
  • Concentration : un club deal, c’est généralement un actif, un marché, une stratégie. Tout repose sur le succès d’une opération unique, à l’inverse d’un fonds diversifié.
  • Illiquidité : sauf clause de sortie anticipée, il est impossible de récupérer sa mise avant le terme, souvent 3 à 7 ans.
  • Levier : lorsque l’opération recourt à la dette bancaire, l’endettement amplifie les gains comme les pertes ; une hausse des taux ou le non-respect d’une clause bancaire peut bloquer les distributions, voire forcer une vente dans de mauvaises conditions.
  • Dépendance à l’opérateur : la performance dépend presque entièrement de la qualité d’exécution du sponsor, de son sourcing et de sa rigueur.
  • Cadre moins protecteur : hors qualification FIA, la gouvernance et la transparence relèvent du contrat, pas d’une réglementation de gestion collective.

Comment choisir. Cinq critères concentrent l’essentiel de l’analyse : le track record de l’opérateur (des sorties réellement clôturées et remboursées, pas seulement des projets en cours), l’alignement d’intérêts (un sponsor qui investit ses propres fonds dans l’opération), la transparence du montage et du reporting, la solidité juridique (pacte d’associés, garanties éventuelles comme une hypothèque de premier rang), et le réalisme des hypothèses du business plan face aux prix du marché local. Un opérateur qui communique peu sur ses opérations passées, ou uniquement sur les réussites, doit alerter.

À retenir. Les clubs deals visent des TRI cibles de l’ordre de 8 à 12% par an, en contrepartie d’une concentration sur un actif unique, d’une illiquidité de plusieurs années et d’une dépendance forte à l’opérateur. Le choix se joue sur le track record vérifiable, l’alignement d’intérêts et le réalisme des hypothèses, jamais sur la seule promesse de rendement.

Club deal ou SCPI : quelles différences ?

La question revient systématiquement, car les deux véhicules permettent d’investir dans l’immobilier sans acheter ni gérer soi-même. Ils reposent pourtant sur deux logiques opposées.

La SCPI mutualise large : des dizaines ou des centaines d’immeubles, des milliers d’associés, une gestion entièrement déléguée et régulée, un objectif de rente locative régulière. Le taux de distribution moyen des SCPI s’est établi à 4,91% en 2025 (source : ASPIM, février 2026), moyenne qui recouvre de fortes disparités. L’investisseur n’y choisit pas les actifs : il achète la gestion d’un patrimoine existant, avec un ticket de quelques centaines d’euros et une liquidité organisée quoique non instantanée.

Le club deal concentre : un actif identifié, un cercle restreint, un pilotage actif, un horizon défini et un objectif de plus-value. La transparence sur l’opération est totale, la diversification nulle, le ticket élevé, la liquidité inexistante jusqu’à la sortie. Le couple rendement-risque se situe un cran au-dessus de la pierre papier classique.

CritèreClub deal immobilierSCPI
MutualisationCercle restreint (souvent 10 à 40 investisseurs)Large (milliers d’associés)
ActifsUn actif unique, identifié avant la levéePortefeuille diversifié géré par la société de gestion
Moteur de rendementCréation de valeur et plus-value à la sortieRente locative distribuée
Rendement indicatifTRI cible 8 à 12% selon opérations (non acquis)4,91% de distribution moyenne 2025 (ASPIM)
LiquiditéNulle jusqu’à la sortie (3 à 7 ans)Limitée mais organisée
Ticket d’entréeDizaines à centaines de milliers d’euros (moins via plateformes)Quelques centaines d’euros
ImplicationGouvernance possible (assemblées, pacte)Aucune, gestion déléguée
Cadre réglementaireContractuel, FIA selon les montagesGestion collective régulée AMF
ProfilInvestisseur averti, horizon définiÉpargnant long terme, recherche de revenus

Aucun des deux n’est “meilleur” : la SCPI répond à un objectif de rente diversifiée et accessible, le club deal à une recherche de performance concentrée et pilotée. Le choix dépend du patrimoine, de l’horizon, du besoin de liquidité et de la tolérance au risque.

À retenir. SCPI = mutualisation large, rente, gestion déléguée, ticket faible. Club deal = concentration choisie, plus-value, implication possible, ticket élevé. Deux réponses à deux questions patrimoniales différentes, éventuellement complémentaires au sein d’un même patrimoine.

Le club deal appliqué au foncier américain : le modèle Landquire

Tout ce qui précède décrit, presque trait pour trait, la façon dont Landquire structure ses opérations foncières aux États-Unis. Chaque opération réunit un cercle restreint d’investisseurs avertis qui co-financent, aux côtés de Landquire, l’acquisition et la valorisation d’un actif foncier précis, via une structure dédiée : une LLC en joint-venture entre les investisseurs et l’opérateur. C’est, dans sa mécanique, un club deal appliqué au foncier.

Les spécificités par rapport à un club deal immobilier français tiennent à l’actif et au cycle. L’actif est un terrain non bâti acquis en direct aux États-Unis, avec une décote à l’achat obtenue par un sourcing propriétaire ; le terrain sert de collatéral, dans un modèle quasi sans dette. La création de valeur ne passe ni par des travaux ni par des locataires, mais par la valorisation foncière : renforcement des droits du terrain (entitlement), changement de zonage, subdivision en lots. Le cycle est court pour la classe d’actifs, 24 à 36 mois par opération, sans gestion locative à aucun moment. Depuis 2021, l’équipe a piloté plus de 130 projets fonciers regroupant plus de 1 000 acquisitions de parcelles : ce track record observé sur les opérations passées est documenté sur notre page nos projets fonciers déjà vendus, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

À titre d’illustration du format, une opération récente dans la métropole de San Antonio, au Texas : 97 acres, une levée totale de 3,9 millions de dollars, un ticket d’entrée de 100 000 dollars et un horizon de 18 mois. Cette opération, en cours au moment de la rédaction, est citée pour illustrer la structure type d’un club deal foncier (ticket, horizon, actif unique), sans préjuger de son résultat.

Les chiffres présentés dans cette vidéo (opérations réalisées, montants levés, absence de perte en capital sur les opérations clôturées) décrivent des performances passées observées, sur des cas particuliers non représentatifs, qui n’engagent pas l’avenir. Ce type d’investissement est réservé aux investisseurs avertis.

Précision indispensable : le foncier Landquire est une acquisition directe adossée à un actif réel, via une LLC en joint-venture de droit américain. Ce n’est ni une SCPI, ni un FIA de droit français, ni un produit collectif régulé par l’AMF. L’accès est réservé aux investisseurs avertis, le placement est illiquide pendant le cycle de chaque opération et comporte un risque de perte en capital. Ce format intéresse notamment les family offices en quête de foncier américain et les investisseurs accrédités qui passent par des plateformes spécialisées.

CritèreClub deal immobilier français (value-add)Club deal foncier US (modèle Landquire)
ActifImmeuble bâti (bureaux, résidentiel, commerces)Terrain non bâti acquis décoté
Création de valeurTravaux, restructuration, gestion locativeEntitlement, zonage, subdivision (pas de bâti)
LevierDette bancaire fréquenteModèle quasi sans dette, terrain en collatéral
Cycle3 à 7 ans24 à 36 mois
Gestion locativeSouvent présenteAucune (pas de locataire)
VéhiculeSAS ou SCI de droit françaisLLC en joint-venture de droit américain
FiscalitéIR/IS selon structure, IFI possibleFiscalité internationale, à étudier avec un conseil
ProfilInvestisseur avertiInvestisseurs avertis uniquement

Le détail du modèle est présenté sur notre page investissement foncier Landquire et son application géographique sur la page foncier au Texas et en Floride.

À retenir. Landquire applique la mécanique du club deal au foncier américain : cercle restreint, véhicule dédié par opération, actif unique identifié, horizon court. Les différences structurantes : un terrain décoté plutôt qu’un immeuble, une création de valeur par les droits du sol plutôt que par les travaux, et un modèle quasi sans dette où le terrain sert de collatéral.

Qu’est-ce qu’un club deal immobilier et comment ça fonctionne concrètement ?

Un club deal immobilier réunit un cercle restreint d’investisseurs (souvent 10 à 40) qui financent ensemble une opération immobilière précise via une société dédiée, pilotée par un opérateur. L’actif est identifié avant la levée de fonds, la stratégie et l’horizon sont définis à l’avance, et les gains éventuels sont répartis à la sortie, généralement après 3 à 7 ans.

Quelle est la différence entre un club deal et une SCPI ?

La SCPI mutualise l’épargne de milliers d’associés sur un portefeuille diversifié d’immeubles, avec une gestion régulée et un objectif de rente (4,91% de distribution moyenne en 2025 selon l’ASPIM). Le club deal concentre un petit groupe d’investisseurs sur un actif unique, avec un objectif de plus-value, un ticket bien plus élevé et aucune liquidité avant la sortie. Rente diversifiée d’un côté, performance concentrée de l’autre.

Est-ce qu’un club deal immobilier est rentable ?

Les opérations affichent le plus souvent des TRI cibles de l’ordre de 8 à 12% par an, et certaines opérations de capitalisation visent davantage. Ce sont des objectifs conditionnés à la réussite de l’opération : retards, surcoûts ou retournement de marché peuvent réduire, annuler, voire transformer le gain en perte. Aucun rendement n’est acquis d’avance et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Quel montant minimum faut-il pour investir en club deal ?

Traditionnellement, plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’euros ; un seuil de 100 000 euros est courant chez les opérateurs patrimoniaux. Des plateformes récentes proposent des tickets de quelques milliers d’euros, en élargissant le cercle de souscripteurs. Dans tous les cas, la somme doit pouvoir rester immobilisée toute la durée de l’opération.

Quels sont les risques d’un club deal immobilier ?

Les principaux risques sont la perte en capital (partielle ou totale), la concentration sur un actif et un marché uniques, l’illiquidité jusqu’au terme de l’opération, la dépendance à la qualité de l’opérateur et un cadre réglementaire moins protecteur que celui des fonds régulés lorsque le montage ne relève pas de la gestion collective.

Un club deal immobilier est-il un FIA ? Quelle réglementation ?

Pas nécessairement. Un cercle privé d’investisseurs qui contrôlent leur société n’en est généralement pas un. Mais dès qu’une structure lève des capitaux auprès de plusieurs investisseurs pour les investir selon une politique définie dans leur intérêt, la qualification de FIA peut s’appliquer : la gestion doit alors être confiée à une société de gestion agréée AMF. La situation s’apprécie montage par montage, et l’opérateur doit pouvoir la justifier.

Comment choisir un club deal fiable ?

Cinq vérifications : un track record d’opérations réellement clôturées et remboursées, un opérateur qui investit ses propres fonds dans l’opération, un reporting transparent y compris en cas de difficulté, un pacte d’associés et des garanties solides (hypothèque de premier rang le cas échéant), et des hypothèses de business plan cohérentes avec les prix du marché local.

Peut-on utiliser un club deal dans le cadre d’un apport-cession (150-0 B ter) ?

Rarement, et uniquement après validation. Le report d’imposition du 150-0 B ter exige le réemploi d’une fraction minimale du produit de cession (70% depuis la loi de finances pour 2026) dans une activité économique éligible sous trois ans, avec conservation de cinq ans. Or la réforme 2026 a expressément élargi l’exclusion des activités immobilières, y compris de type marchand de biens : un club deal immobilier ne se présume plus éligible. L’analyse d’un avocat fiscaliste est impérative, la fraction libre de 30% restant investissable sans contrainte.

À propos de l’auteur

Thibaut Guéant est le co-fondateur de LandQuire, une société américaine spécialisée dans l’investissement foncier à haut rendement. Entrepreneur français installé à Miami depuis plus de 10 ans, il a levé plus de 40 millions de dollars depuis 2021 et piloté plus de 130 opérations foncières à travers les États-Unis.

Pour approfondir : notre page investissement foncier Landquire, la page dédiée aux family offices et le dossier fiscalité internationale.

Les informations de cet article sont fournies à titre pédagogique et ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant toute décision, il est recommandé de se rapprocher de ses conseils habituels (patrimonial, fiscal, juridique), en particulier pour les montages d’apport-cession.

Vous cherchez un club deal adossé à un actif réel décoté ?

Landquire est une société qui accompagne les investisseurs francophones dans l’acquisition et la valorisation de terrains aux États-Unis, à travers plusieurs États américains, sur un cycle court de 24 à 36 mois, sans gestion locative. Le modèle repose sur un co-investissement de type club deal, aux côtés de Landquire, via une structure dédiée.

  • Co-investissement adossé à un actif réel (le terrain sert de collatéral)
  • Cycle court (24 à 36 mois), sans gestion locative
  • Track record documenté sur les projets vendus
  • Off-market, accessible aux investisseurs avertis

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